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Pourquoi les Belges vérifient un numéro : les chiffres 2026

Par l'équipe StoryCheck · 6 min de lecture · Publié le

Entre juillet et septembre 2026, plus de 11 000 recherches de numéros ont été lancées sur StoryCheck depuis la Belgique. La première raison citée est le démarchage ou l'arnaque (34 %), devant l'activité sur des applis de rencontre (25 %) et les photos intimes en ligne (25 %). Septante pour cent des numéros vérifiés étaient des GSM, 28 % des lignes fixes, et 95 % étaient des numéros belges.

11 000+

recherches depuis la Belgique

Du 1er juillet au 28 septembre 2026

34 %

pour du démarchage ou une arnaque

La première raison citée

28 %

de lignes fixes

Contre 70 % de GSM

95 %

de numéros belges

La France et les Pays-Bas en tête des numéros étrangers

Pourquoi les Belges vérifient un numéro, d'après les recherches StoryCheck de juillet à septembre 2026 : applis de rencontre 25 %, photos intimes en ligne 25 %, démarchage ou arnaque 34 %, ce qu'on dit de moi 10 %, réputation 6 %. 70 % des numéros vérifiés étaient des GSM et 95 % des numéros belges.
Chaque barre correspond à la raison choisie dans le formulaire de recherche. À droite, la part de GSM et la part de numéros belges.

Pourquoi les Belges vérifient un numéro

Au moment de lancer une recherche, le formulaire demande ce qui compte le plus, parmi cinq raisons. Ces pourcentages décrivent donc ce que les gens ont dit vouloir savoir, pas ce que les recherches ont trouvé.

Raison choisiePartCe que ça recouvre
Démarchage ou arnaque34 %Un appel ou un SMS insistant, une fraude soupçonnée
Activité sur des applis de rencontre25 %Un doute sur un partenaire, ou un match à vérifier
Photos intimes en ligne25 %La crainte que des images privées circulent
Ce qu'on dit de moi10 %Ce qui se raconte en ligne à son propre sujet
Réputation6 %L'image publique d'une personne ou d'un numéro
Raison principale des recherches de numéros en Belgique, juillet à septembre 2026 (données StoryCheck)

Démarchage et arnaques : une inquiétude très belge

Avec 34 %, la Belgique partage avec les Pays-Bas la part la plus élevée de recherches liées au démarchage ou aux arnaques parmi les dix pays que StoryCheck compare. En France, la même raison ne pèse que 5 %, au Royaume-Uni 7 % et en Allemagne 13 %. Sur StoryCheck, les Belges vérifient donc d'abord un numéro pour se protéger.

Le contexte aide à comprendre. Selon Febelfin, le phishing a permis de détourner environ 49 millions d'euros en Belgique en 2024, alors même que les banques détectent, bloquent ou récupèrent 75 % des virements frauduleux qui en découlent. Et Fraudstop, le numéro d'urgence contre la fraude en ligne lancé le 22 juin 2026 sur le 078 170 170, a reçu plus de 6 700 appels en un mois, soit environ 200 par jour.

Pour réduire les appels commerciaux, l'inscription sur la liste Ne m'appelez plus se fait en appelant le 02 882 19 75 depuis le numéro à protéger, et prend effet dans les cinq jours ouvrables : notre guide pour stopper le démarchage téléphonique détaille ce qu'elle couvre. Pour un numéro précis qui t'inquiète, commence par vérifier si ce numéro est une arnaque.

Plus d'un numéro vérifié sur quatre est un fixe

28 % des numéros vérifiés depuis la Belgique étaient des lignes fixes, contre 70 % de GSM. C'est la part de fixes la plus élevée des pays comparés : 22 % en Suisse, 14 % aux Pays-Bas, 11 % en Allemagne, et presque rien en France, où 98 % des numéros vérifiés sont des mobiles. Les données ne disent pas qui se cache derrière ces fixes. Elles rappellent simplement qu'en Belgique, un appel inconnu vient encore souvent d'une ligne fixe, et que la zone (02 pour Bruxelles, 04 pour Liège, 071 pour Charleroi) est le premier indice à lire. Notre guide des indicatifs téléphoniques belges les passe toutes en revue.

Rencontres et photos intimes : la moitié des recherches

Ensemble, les deux raisons liées à la vie affective et privée représentent la moitié des recherches : 25 % pour l'activité sur des applis de rencontre, 25 % pour des photos intimes en ligne. C'est moins que dans les pays nordiques, où les applis de rencontre motivent 45 % des recherches en Norvège et 40 % au Danemark, ou qu'au Royaume-Uni, où les photos intimes arrivent en tête avec 45 %. En Belgique, ces inquiétudes passent juste après la protection contre la fraude.

La crainte des photos intimes n'a rien d'abstrait. L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, qui accompagne les victimes de diffusion non consentie d'images intimes, a vu les signalements passer de 62 en 2020 à 243 en 2025. En Belgique, diffuser ces images sans consentement est punissable, jusqu'à cinq ans de prison, et l'Institut a récemment obtenu le statut de signaleur de confiance, qui fait traiter ses demandes en priorité par les plateformes.

Chaque heure compte lorsqu'une image intime est diffusée sans consentement.

Michel Pasteel, directeur de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes

Si c'est un doute sur ton couple qui t'amène ici, notre guide mon copain est-il sur Tinder explique ce qui peut honnêtement se vérifier, et ce qui ne le peut pas.

D'où viennent les numéros étrangers

Seuls 5 % des numéros vérifiés depuis la Belgique étaient étrangers. Parmi eux, les voisins dominent : la France et les Pays-Bas représentent à eux deux plus de la moitié des numéros étrangers vérifiés.

PaysIndicatifPart des numéros étrangers
France+3328 %
Pays-Bas+3125 %
États-Unis et Canada+19 %
Royaume-Uni+446 %
Allemagne+494 %
Origine des numéros étrangers vérifiés depuis la Belgique, en part des numéros étrangers

Méthodologie

  • Source : les recherches de numéros de téléphone lancées sur StoryCheck par des visiteurs situés en Belgique (d'après leur adresse IP), du 1er juillet au 28 septembre 2026, soit plus de 11 000 recherches.
  • Les données sont anonymes et agrégées : aucun numéro ni aucune personne n'est identifiable dans ces chiffres.
  • La raison est celle que la personne a choisie dans le formulaire de recherche, quand on lui demande ce qui compte le plus pour elle.
  • Le type de ligne et le pays du numéro viennent des données de téléphonie au moment de la recherche.
  • Les pourcentages sont arrondis : une ligne peut totaliser 99 ou 101 %.
  • Comme dans les autres pays étudiés, les recherches culminent l'après-midi, entre 14 h et 17 h, heure locale.
  • Les visiteurs de StoryCheck ne sont pas un échantillon représentatif de la population : ces chiffres décrivent les personnes qui vérifient un numéro, pas l'ensemble des Belges.

Questions fréquentes

Pourquoi les Belges vérifient-ils un numéro de téléphone ?

D'après les recherches StoryCheck de juillet à septembre 2026, d'abord pour se protéger du démarchage et des arnaques (34 %), puis pour une question liée aux applis de rencontre (25 %) ou à des photos intimes en ligne (25 %). Viennent ensuite ce qu'on dit de soi (10 %) et la réputation (6 %).

Quelle part des numéros vérifiés en Belgique sont des lignes fixes ?

28 %, contre 70 % de GSM. C'est la part de lignes fixes la plus élevée des dix pays comparés par StoryCheck, devant la Suisse (22 %) et les Pays-Bas (14 %).

D'où viennent ces chiffres ?

Des recherches de numéros lancées sur StoryCheck par des visiteurs situés en Belgique entre le 1er juillet et le 28 septembre 2026, soit plus de 11 000 recherches. Les données sont anonymes et agrégées, et les pourcentages arrondis.

Ces chiffres disent-ils ce que les recherches ont trouvé ?

Non. Les raisons décrivent ce que les personnes ont dit vouloir savoir au moment de lancer la recherche, pas ce que le rapport a révélé. Les 25 % liés aux applis de rencontre ne veulent pas dire qu'un quart des personnes vérifiées y ont un profil.

Peut-on citer ces données ?

Oui, en mentionnant la source : données de recherche StoryCheck, Belgique, juillet à septembre 2026. Précise qu'il s'agit de raisons déclarées par les utilisateurs, arrondies au pour cent près.

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